Elle m'attendait avec tous les essais avortés au milieu d'un fatras de matériel et de pots de peinture,  au sous- sol où j'ai installé voilà quelque temps ce que j'ai l'impudeur de nommer mon atelier.
Impudeur parce que dans un atelier, on travaille, on crée ...ce que je ne sais plus faire.
En me voyant, elle murmura :
- Que m'as-tu fais? Pourquoi?
Je lui ai répondu sans la regarder car je ne pouvais soutenir son regard qui n'existait plus :
-  Je t'ai fait ce que j'ai jugé bon de te faire.  A rester immobile pendant des siècles dans la même posture tu a pris racines. Et les racines empêchent de marcher, d'avancer, très souvent elles font même perdre la tête à celui qui part à leur recherche.

20160326_192649